Chefferie traditionnelle

Présentation

Au Niger, la chefferie traditionnelle est une institution qui regroupe l’ensemble des chefs traditionnels. Le chef traditionnel est dépositaire de l’autorité coutumière.

Selon le cas, les chefs traditionnels prennent les dénominations suivantes :

• Chef de quartier : lorsqu’il est à la tête d’une division à caractère principalement urbain érigée en commune ou ville ;

• Chef de village : lorsqueles communautés qu’il dirige sont constituées par des populations sédentaires vivant dans une agglomération en zone rurale ;

• Chef de tribu : lorsqu’il s’agit d’une communauté permanente de pasteurs ;

• Chef de groupement : lorsqu’il s’agit d’un regroupement composé de tribus ou enmajorité de tribus et de quelques villages ; 

• Chef de canton : lorsqu’il s’agit d’un regroupement composé de villages ou en majorité de villages et de quelques tribus ;

 •  Sultan : lorsqu’il s’agit d’un regroupement de plusieurs cantons et/ou groupements.

 

La mission du chef traditionnel est de veiller :

  •  à la protection des droits et libertés individuelles et collectives des citoyens et des communautés dont il a la charge ;
  • à la sauvegarde de l’harmonie et de la cohésion sociales ;
  • au respect des lois et règlements ;
  • au respect de la tolérance religieuse et des pratiques coutumières pour autant que ces pratiques ne perturbent pas l’ordre public et ne portent pas atteinte aux droits et libertés des autres membres de la communauté ;
  • à la défense des intérêts des citoyens et des communautés dans leurs rapports avec l’administration et les tiers.

En matière économique, le chef traditionnel est agent, acteur et partenaire de développement.

 Il est pleinement associé à toutes les actions de développement touchant sa communauté.

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Activités

 

                 

Confréries religieuses

Présentation

Au Niger, l’Islam est la religieuse dominante (près de 99 % de la population) à côté d’une très faible proportion de chrétiens et d’animistes. Les confessions religieuses participent à des degrés divers, à travers leurs associations, à la transformation de la société. Il existe plus d’une soixantaine d’associations religieuses. Un Conseil Islamique du Niger fait office d’organisation faitière des associations religieuses islamiques.

Les activités menées par les associations religieuses consistent généralement en des prêches, des sensibilisations et des formations.

Les prêches sont des rappels adressés presque tous les jours, à la télévision, à la radio, dans des mosquées, dans des églises, à l’intention des populations en vue de promouvoir ou de bannir certains comportements. Elles aident les individus ou les communautés à changer progressivement d’attitudes, d’habitudes pour les rendre plus conformes aux valeurs prônées par la religion. En particulier, les prêches tendent à unir les musulmans pour en faire ce que les musulmans appellent la « oummah islamique ».

Les actions de sensibilisation et de conscientisation portent quant à elles sur des pratiques ou des comportements qui ont cours au sein de la communauté mais auxquelles les populations ne semblaient pas manifester suffisamment d’intérêt.

 Activités